Le Miami City Ballet pour la première fois à Paris, dans le cadre des Etés de la danse

Beaucoup d'entre vous le savent sûrement deja : l'événement de cet été dans le monde de la danse sera l'organisation de la septième édition du festival Les Etés de la danse. Animé par la volonté de faire découvrir au public des artistes se produisant rarement en France, le festival reçoit cette année le Miami City Ballet qui se produit pour la première fois à Paris. Difficile donc d'insister suffisamment sur l'attente que suscite une telle programmation. C'est d'autant plus un événement que le Miami City Ballet est l'une des toutes meilleures compagnies sur le continent américain, aux côtés du New York City Ballet et de l'American Ballet.
A partir du 6 juillet, la troupe se produira sur la scène du Châtelet avec chaque soir un programme différent, composé de ballets des grands chorégraphes américains George Balanchine, Jerome Robbins, Paul Taylor, Twyla Tharp et Christopher Wheeldon.
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On a rarement l'occasion d'admirer les oeuvres du répertoire américain données par les compagnies américaines elles-mêmes en France. Issues d'une tradition complètement différente de la tradition européenne, ces compagnies proposent en effet une approche différente (je l'affirme avec d'autant plus de conviction que j'ai eu la chance d'assister à plusieurs ballets à Boston et New York).
"Au total, 14 ballets :
• 8 ballets de George Balanchine : Symphony in Three Movements, Square Dance, La Valse, Ballet Imperial,
The Four Temperaments, Theme and Variations, Western Symphony, Tarantella
• 2 ballets de Jerome Robbins : Afternoon of a Faun, In the Night
• 2 ballets de Twyla Tharp : In the Upper Room, Nine Sinatra Songs
• 1 ballet de Paul Taylor : Promethean Fire
• 1 ballet de Christopher Wheeldon : Liturgy
Dans les ballets de George Balanchine qui seront présentés, on pourra voir Square Dance et Ballet Imperial, peu donnés en France. A côté de Theme and Variations, The Four Temperaments, Symphony in Three Movements que l’on peut considérer comme « abstraits » et très représentatifs du langage balanchinien (« néo-classique » inventif, fondu dans la musique), on trouve une pièce rare, narrative et dramatique, comme La Valse, et deux divertissements enjoués : Tarantella (pas de deux) et Western Symphony, évoquant l’univers du Far West.
Edward Villella - un des interprètes préférés de Jerome Robbins - a choisi deux œuvres intimistes qui explorent le cheminement du sentiment amoureux : si Afternoon of a Faun revisite le Faune de Nijinski, le chorégraphe, dans In the Night, se laisse guider par la musique de Chopin pour traduire, avec subtilité, les méandres de l’âme.
La danse américaine s’est largement ouverte au mélange des genres et Twyla Tharp se montre particulièrement habile à juxtaposer le classique et le jazz, les baskets et les pointes dans le jubilatoire In the Upper Room, tout comme elle sait nous charmer avec les chansons du célèbre « crooner », dans l’élégant Nine Sinatra Songs.
Dans le récent Promethean Fire, Paul Taylor, figure historique et toujours vivante de la « modern dance », exprime, avec gravité et lyrisme (sur des musiques de Bach), la douleur collective ressentie après les évènements du 11 septembre 2001.
Quant au jeune britannique Christopher Wheeldon, il a écrit avec Liturgy un duo passionné."
Le prix des places s'étale de 11 à 75 euros.
pour plus d'informations, rendez-vous sur le site des Etés de la danse : http://www.lesetesdeladanse.com/.